• Master 1, clap de fin !

    Ce dernier article va conclure la première année de mon passage à l'IJBA ! BKL est terminé, la post-production aussi. J'avoue que je serai bien incapable de décrire la post-prod puisque je ne l'ai pas faite avec le reste de la promo à Bordeaux car j'étais en stage sur cette période. Je peux juste dire que j'ai vu passer beaucoup d'articles, de vidéos, de photos, de sons sur Birmingham et même si je n'ai pas eu le temps de tout lire, je constate avec joie qu'on a vraiment bien couvert toute la ville et que les nombreux reportages réalisés ont permis de donner un aperçu de la couleur de la ville à nos lecteurs.

    Je ne ferai donc pas de critique à proprement dit sur la fin de BKL (je savais que ça serait difficile en ne faisant pas de post-production collective), je me contenterai de dire que l'aventure BKL s'est bien mieux terminée que ce que je pensais, vu comme on était partis ! Et rien que pour ça, il faut féliciter tout le monde pour leur travail dans ce projet.

    Loin de moi l'idée de continuer ma diatribe sur ce que l'IJBA pourrait / devrait / aurait pu être. Je pense avoir fait partager mon point de vue assez clairement sur cette première année. Espérons que les choses s'amélioreront pour nos futurs 36 M1.
    D'ailleurs, les résultats des écrits sont tombés aujourd'hui. Félicitations aux admissibles ! 
    Petits conseils pour l'oral de l'IJBA : préparez votre sujet perso à fond. Soyez capables d'en parler facilement, sans réflechir et avec passion pendant le temps qui vous sera imparti (entre 2 et 5 min). Et surtout, essayez de cibler un point dans votre sujet, isolez un angle. Ne tentez pas de couvrir 100% de votre sujet en le balayant en 5 min. Ciblez le côté journalistique et parlez de cela. 
    L'oeuvre journalistique que vous choisissez de montrer doit aussi être pertinente journalistiquement et vous devrez vous justifier de votre choix. Pourquoi ça plus qu'autre chose. Pourquoi ce journal ? Pourquoi ce sujet ?
    Ensuite, sur la motivation, eh bien restez calmes ! Vous aurez droit à toutes les questions de base (pourquoi vous voulez être journaliste, qu'est ce qui vous intéresse dans le journalisme ....) alors essayez de bosser ces basiques avant. Vous serez pas surpris le jour J. Ne formatez pas trop vos réponses non plus, soyez originaux, étonnez-les. Soyez passionnés, pas stressés, réactifs, spontanés ... C'est l'attitude qu'il faut garder à l'esprit ! Dédramatisez ! De toute façon, vous faites déjà partie des heureux élus qui ont passé la barrière de l'écrit, c'est déjà super ! Alors, soyez détendus à l'oral et peu importe le jury, ça ira !

    Je vous souhaite bon courage (plus que 2 semaines et c'est fini !) et à l'année prochaine pour les 36 chanceux !
    En ce qui me concerne, ça sera un peu de repos avant 3 mois en stage. Retour prévu sur Bordeaux en octobre pour la rentrée, la rencontre avec les M1 et le fameux match M1 vs M2 !

    Enfin, merci à tous de m'avoir lu cette année ! Il en reste encore une, avec à n'en pas douter, plein de choses à raconter !


  • Commentaires

    1
    Margot24
    Dimanche 16 Juin 2013 à 21:29

    Hello ! Ton blog est super intéressant et agréable à lire. Je suis admissible à l'IJBA et cette école me fait très (très très) envie! Je voulais savoir le sujet perso que tu avais présenté l'année dernière, et aussi quel genre de questions d'actu on a pu te poser...?

    Je suis un peu perdue, je ne sais par où commencer pour le sujet perso. 

    Merci beaucoup de pouvoir m'éclairer! :) 

    Margot

    2
    IJBA Profil de IJBA
    Lundi 17 Juin 2013 à 12:13

    Alors, tout d'abord félicitations pour ton admissibilité ! L'an dernier, j'avais présenté l'admission de la Turquie à l'UE en sujet libre. Comme je le redis ici, l'important est vraiment de cibler un point dans le sujet vaste qu'on veut traiter, un angle journalistique. Je te dis cela même si, paradoxalement, je n'avais pas réussi à le faire. On m'avait d'ailleurs coupé au bout d'un moment, m'expliquant que je partais un peu dans toutes les directions. 
    Comme dans tous les oraux, on testera aussi ta capacité à réagir face à la pression. Cet incident qui peut engendrer du stress dans l'absolu ne doit pas te destabiliser. Il faut rester calme, serein et souriant. Confiant en un mot.
    Je te conseille de choisir un sujet que tu maitrises bien et pas forcément quelque chose d'impressionnant. On peut parler de tout, alors faut aussi être original et savoir justifier pourquoi tel sujet plutôt qu'un autre. Mais faut avant tout être à l'aise avec le sujet. On doit quand même en parler librement pendant 5 min, faut que le jury ressente ta passion pour ce sujet.

    En ce qui concerne les questions d'actu, j'ai beau essayer de me souvenir, je crois bien qu'on ne m'en a pas posées. J'ai plutôt eu droit à un oral de motivation sur pourquoi je voulais être journaliste, qu'est ce que je voulais faire comme journalisme etc ... Mais ce n'est que mon cas personnel car je sais que certains ont eu des questions d'actu. Généralement, si tu as gardé un bon suivi de l'actualité comme lors de la préparation des concours, y'a pas de raison que tu sois piégée. 

    Bon courage ! N'hésite pas si tu as d'autres questions :)

    3
    Margot24
    Mardi 18 Juin 2013 à 14:42

    Merci pour les précisions !! Mais je ne comprends pas la différence entre : présenter une production journalistique de notre choix et dire pourquoi on a choisi celle-là ... et : parler librement pendant 5 minutes d'un sujet sur notre choix.

     

    Quelle est la différence ? Qu'avais-tu ramené comme "production journalistique"? La  production journalistique doit être bien plus original que le sujet libre alors? 

     

    Merci d'avance ;)

     

    4
    IJBA Profil de IJBA
    Mardi 18 Juin 2013 à 17:52

    Ce sont 2 choses différentes.

    Dans un premier temps tu dois parler d'un sujet de ton choix en l'anglant correctement. Le but est de montrer ta connaissance d'un sujet et en sous-jacent le travail journalistique possible. Tu devras certainement te justifier de ton choix de sujet. En ce qui me concerne, la justification était simple puisque j'avais réalisé un mémoire collectif sur l'entrée de la Turquie dans l'Union.

    Dans un second temps, le jury te demande de lui présenter une production journalistique que tu estimes de qualité. Elle peut venir de n'importe quel média. Je te conseille quand même un article écrit, c'est plus facile à montrer au jury. Tu devras expliquer en quoi tu la trouves de qualité (écriture, images, infographie), pourquoi tu l'as choisi sur ce média (tu le lis, on te l'a recommandé, si oui comment, aimes tu ce média habituellement ...) et surtout pourquoi tu as choisi cet article plus que n'importe quel autre que tu as lu ces derniers jours. 
    Il faut être original mais il faut surtout arriver à bien se justifier. En ce qui me concerne, j'avais amené une infographie sur la montée de l'extrême droite en Europe. C'était passé sur un média plutôt classique (figaro.fr je crois) et le sujet n'est pas phénoménal mais j'avais bien justifié pourquoi celui-là m'avait marqué plus que les autres. C'est la clé :)

    5
    Margot24
    Mardi 18 Juin 2013 à 18:16

    Ok, merci beaucoup :)

    6
    hello10
    Jeudi 27 Juin 2013 à 20:55

    Bonjour,

    après avoir lu ton blog, je m'inquiète un peu. l'ijba était une des écoles qui m'attirait le plus, mais je me dis que je devrais peut-être changer d'avis. Est-ce que tu recommanderais quand-même l'école? et dirais-tu qu'elle est moins réputée que les autres?

    merci pour ta réponse!

    7
    IJBA Profil de IJBA
    Dimanche 30 Juin 2013 à 13:41

    Ah la fameuse question à laquelle j'ai de plus en plus de mal à répondre et avec laquelle je me sens de plus en plus mal à l'aise !!

    L'IJBA reste une bonne école de journalisme, là dessus aucun doute. La variété des cours dispensés et la qualité de nombreux enseignements en font une bonne école. Sa reconnaissance par les recruteurs semble relativement bonne, signe que le diplome dispensé a de la valeur ! De plus, la grande quantité de productions diverses en 1ère et 2ème année nous permettent de nous mettre dans la peau de journalistes et d'avoir un travail concret. 

    Cependant, je dois bien avouer qu'il est tout à fait possible de faire mieux notamment en ce qui concerne la formation de base ! On arrive avec une connaissance technique proche du néant (pour la plupart) c'est-à-dire aucune utilisation de caméra, de Nagra pour les sons, des logiciels ... L'école n'insiste pas assez la dessus. Dès le début il faudrait "en bouffer" pendant plusieurs semaines, ce qui créerait des automatismes pour le reste de l'année.
    De plus, la maquette universitaire nous oblige à assister à certains cours que j'ai longtemps qualifiés de superflus pour des futurs journalistes, du moins dans la forme dans laquelle ils nous ont été dispensés (je pense notamment aux sciences de l'infocom, à la sociologie et à l'anglais).
    Pour finir, la disparition (enfin, le remodelage) des cours de critique des médias est un très gros point noir pour les futurs M1. L'enseignant qui les dispensait a été remercié (ce que je trouve personnellement tout à fait anormal et révoltant) et il me semble tout à fait indispensable dans une formation telle que la nôtre d'avoir ce type de cours. La conscience professionnelle, le recul nécessaire à notre futur métier et même notre future éthique se construisent avec ce cours. Je regrette vivement qu'il ait été modifié.

    Il faut donc peser le pour et le contre. J'essaie de montrer l'école comme je la vois, et je l'estime perfectible. Et je ne suis pas certain qu'on aille dans le bon sens avec les décisions prises dernièrement. Mais ces défauts que je pointe ici peuvent se retrouver dans toutes les écoles, simplement personne n'a encore voulu montrer cela ailleurs ! 

    8
    Lundi 5 Août 2013 à 03:09

    Les cours que vous mentionnez comme étant "inutiles", bien d'autres étudiants les considèrent comme tel. Ils existent pourtant dans toutes les écoles de journalisme et notamment dans toutes les écoles reconnues. Ce qui doit bien vouloir dire quelque chose :-) Je n'ai pas eu l'opportunité de faire une école de journalisme, je ne le regrette, pas, c'est comme cela, cela ne m'a pas empêché de faire ce métier pendant de longues années. Mais quand on est le nez dans le guidon, c'est bien d'avoir des bases de réflexion qui permettent, presque inconsciemment de prendre du recul avec notre pratique. Ces théories là, vous n'aurez guère plus le temps de les appronfondir, mais elles vous feront gagner du temps, plus tard, sans doute quand vous les aurez oubliées : des techniques, des réflexions. En tout cas, moi je sais, après plus de vingt cinq ans de carrière que cela m'a manqué et les effort que j'ai du faire pour combler ces manques.

    Faut peut-être revoir la forme, sans doute. N'oubliez pas que ce métier ne se nourrit pas que de pratiques. Pratiques qui changent en plus très vte en ce moment du fait de la course aux nouvelles technologies. Et qu'un journaliste sera toujours plus fort dans sa façon de concevoir ce métier qu'il aura aussi de très bonnes bases théoriques et qu'il aura appris à réfléchir son métier. Ce sont l'apport des sociologues (et dieu sait si parfois ils sont agaçants) et des spécialistes de l'infocom qui nous aident à prendre du recul :-)

    9
    IJBA Profil de IJBA
    Lundi 5 Août 2013 à 15:32

    Pour la sociologie, vous marquez un point. Indubitablement ! En ce qui concerne l'infocom, je n'arrive pas à vous donner raison. Et si tous ces cours sont au menu des écoles de journalisme c'est uniquement un souci de maquette des cours pour la validation d'un diplome universitaire. Et comme la plupart des "écoles" de journalisme sont en réalité adossées à des universités (Bordeaux dans mon cas, Tours dans le vôtre), ces cours sont forcés d'être là ! Même si un directeur n'en voulait pas il se devrait de les mettre ! Tout dépend de la forme qu'il veut y donner !
    Mais privilégier l'information et la communication à la critique des médias et à la reflexion sur l'avenir de notre métier, c'est une grosse erreur que sont en train de commettre plusieurs universitaires, à l'IJBA notamment ! Ce sont ces cours qui feront de nous des journalistes avisés, éclairés et à mon sens meilleurs que ceux qui ont flirté avec la communication.

    10
    Mercredi 7 Août 2013 à 00:46

    C'est en connaissant parfaitement les différents mode de communication qu'on peut les reconnaître et mieux les discriminer. Le plus gros défaut d'un grand nombre de postulant à notre école (et j'imagine que cela va de même dans toutes les écoles), c'est de ne pas vraiment faire la différence l'information et la com'. En étudier les théories doit permettre de prendre conscience que des différences fondamentales existent. Le travail d'un chercheur comme Daniel Bougnoux permet de revenir sur la polysémie des mots "information" et "communication" qui, si elle n'est pas examinée, sert de véhicule à l'idéologie. En quelque sorte ont prend le mot pour la chose. Ne croyez-vous pas que ce sont des réflexions importantes pour notre métier ? Et que ce travail peut servir de base à une critique de ce métier.

    L'infocom permet aussi d'étudier les variations entreles sphères privée et publique. Ne croyez vous pas que, à notre époque, avec l'irruption d'Internet, des médias sociaux, des blogs, et de tous ces nouveaux médias, ce soit une étude importante et passionnante ?

    Ces théories de l'infocom, c'est ce qui doit donner la base de réflexion qui permet, peut-être, d'avoir un peu de recul sur votre propre pratique… Là commence la critique des médias. Parce que se contenter de dégommer les confrères, comme le fait trop souvent Acrimed (qui est cependant d'une grande utilité, ça nous rabaisse le caquet), c'est un peu court. Nécessaire, mais court. Je pense aussi que prendre conscience de la puissance du message permet aussi de se rendre compte des manipulations qu'il permet. Inutile de vouloir faire une critique constructive des médias si on ne prend pas d'abord conscience de cela. Et là je ne parle pas de la pub…

    Evidemment, il y a des maquettes d'enseignement, mais quand celle-ci ont été créées, elles avaient une raison qui n'était pas seulement de faire vivre des universitaires (même s'il y en a beaucoup d'"abscons", ça je vous le concède, il m'est arrivée d'écouter des sociologues parlant de notre métier sans comprendre un traitre mot de ce qu'ils disaient), mais aussi parce qu'il y a une nécessité de réflexion, d'approfondissement des connaissances. Si nous ne considérions pas cette matière comme importante, nous pourrions tout à fait diminuer son poids dans la maquette. Après tout. Rien ne nous obligerait à en donner vingt ou vingt-cinq heures si nous pensions que trois suffisent largement…

    Alors remplacer l'infocom par quoi ? la critique des médias ? La première devrait renforcer la seconde. La réflexion sur l'avenir de notre métier ? Mais comment voulez-vous qu'on fasse un cours qui se tient sur l'avenir de ce métier, quand tout change tous les jours. Le temps que j'imagine, envisage un avenir, que j'en fasse un cours, et que je donne ce cours, il y a de bonne chance pour que ma réflexion soit largement dépassée. Je donne un cours sur le multimédia, sur son évolution dans la presse que je remet à jour tous les ans et qui parfois, sur certaines lignes, est dépassé quelques semaines après avoir été donné… Nous ne sommes pas Mme Irma. On ne peut qu'étudier ce qui existe déjà.. Personne ne sait de quoi sera fait ce métier dans quelques années, personnes n'aurait pu prédire ce qu'il est devenu. Sauf que… en étudiant l'histoire de ce métier, l'histoire de sa pratique en France, la difficile évolution de la déontologie, on peut se rendre compte des lignes de force de notre pratique professionnelle. Et notre passé professionnel n'est pas vraiment brillant… (voir le très bon livre de Denis Ruellan sur la déontologie).

    En tout cas, il est toujours sain de donner son point de vue. Ça force l'autre à réfléchir et par là, soi-même à approfondir :-)

    Je vous souhaite un très bon M2

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