• Je profite de ce jour férié pour revenir un peu sur pas mal de choses qui se sont déroulé ces derniers temps à l'IJBA. Au vu du titre de l'article, vous avez compris que je vais revenir sur mes secondes initiations presse écrite (avec Imprimatur) et TV mais aussi sur un événement particulier : le tournoi de foot inter-écoles de journalisme.

    I) Imprimatur 679

    Cet Imprimatur a été un peu particulier car nous n'avons eu que 2 jours en salle informatique pour le mettre en page et finir l'écriture de nos articles. Encore un problème d'organisation puisque cette réduction d'un jour par rapport aux autres groupes est venue du fait des vacances de mars. Pour avoir le magazine avant le départ des étudiants en stage de mars, il fallait donc finir mardi et non mercredi, auquel cas Imprimatur serait revenu dans les locaux de l'IJBA que le lundi suivant.
    Il a donc fallu accélerer la cadence. Bon exercice au final, mais un peu inégal envers les autres groupes (même si le dernier groupe connait en ce moment des problèmes d'organisation tout aussi drastiques)

    Imprimatur n°679 / 2ème session TV / Tournoi inter-écoles

    Imprimatur restera un excellent souvenir bien qu'il n'arrive que 2 fois (ce qui devrait être étendu à 3 l'année prochaine avec des groupes restant au nombre de 12). Il reste dommage que dans la préparation des sujets, les étudiants n'aient pas de dérogation pour manquer quelques cours. C'est difficile de caler des RDV hors des périodes de cours (9h-17h) et parfois on ne choisit pas. Le problème a longtemps été soulevé et j'espère que la contrainte sera allégée.

    II) Session TV n°2

    La seconde initiation TV commence comme la première. Lundi et mardi sont consacrés à la prise d'images et au montage d'un sujet d'1'30 min. Il s'agit de corriger les erreurs pointées dans la première session. Jusque là rien de bien sorcier.
    Le plus dur arrive mercredi quand nous devons présenter un journal télévisé sur le plateau TV. L'un de nous fera à tour de rôle le présentateur, un autre jouera le rôle du chroniqueur. On doit donc préparer des lancements TV pour chaque sujet tourné la veille par les 4 groupes ainsi qu'une chronique pour le journal d'un camarade. C'est une expérience extra car on n'a pas l'habitude de se retrouver sur un plateau de télévision, avec 2 caméras braquées sur nous. On se retrouve face à ça avec nos petites fiches où les lancements sont écrits. On s'y croirait presque !
    On fait un debrief ensuite avec les profs où on revisionne tous les journaux TV du jour. On rigole beaucoup à se voir à la télé, mais j'ai été surpris de voir l'aisance de tout le monde dans cet exercice. Pas trop de stress, beaucoup d'assurance. 
    Même si je ne souhaite pas faire TV, j'ai beaucoup apprécié cet exercice qui apprend la gestion du stress face à la caméra et fait aussi travailler l'élocution et les expressions du visage. Dommage cependant que ce ne soit qu'un "one shot".

    Imprimatur n°679 / 2ème session TV / Tournoi inter-écoles
    Le plateau TV de l'IJBA (désolé pour le flash !)

     

    III) Tournoi inter-écoles de journalisme

    Peut-être qu'un mot sur ce tournoi était superflu. Tant pis ! Au moins ça me donne l'occasion de planter le décor ! 
    Chaque année, les 13 écoles de journalisme se retrouvent pour un grand tournoi de football dans la ville qui a gagné le tournoi l'année précédente. Samedi 30 mars, l'édition annuelle se jouait à Tours, équipe victorieuse en 2012 en terre bordelaise.
    C'est l'IPJ qui a gagné cette édition en gagnant tous ses matchs de phase finale aux tirs-au-but. L'IJBA s'est fait sortir en 1/4 de finale, cruellement, par le CELSA.

    Imprimatur n°679 / 2ème session TV / Tournoi inter-écoles
    L'Etoile Rouge de l'IJBA recrute pour 2014 !

    Ce tournoi reste l'occasion aussi pour toutes les écoles de se rencontrer, ce qui n'arrive jamais. 
    RDV à Paris donc en 2014 pour un nouveau tournoi et espérons une victoire bordelaise qui aurait été méritée cette année !

     

    Prochain article sur la dernière session radio et la suite du calendrier IJBAien quand on l'aura finie, à savoir d'ici 10 jours !

     


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  • La publication de cet article a été maintes et maintes fois déplacée. J'ai mûri ma réflexion, tentant d'échanger avec certaines personnes dans la promo sur les possibilités d'amélioration de l'école. L'idée a fait son chemin chez la majorité des gens puisque chaque réunion pré-CEVI (conseil de la vie étudiante) est l'occasion d'une lutte acharnée entre étudiants mais aussi entre les délégués et les professeurs.

    Plantons le décor. L'IJBA a connu un changement de direction il y a tout juste 1 an. A cette occasion, la maquette de la première année a énormément changé. Nos M2 nous le disent, eux n'ont pas eu la même première année. La nôtre commence par 6 mois bien trop théoriques, trop universitaire. Alors, à la limite, on pensera ce qu'on voudra et on pourra dire que ces cours sont utiles pour poser les bases du journalisme. J'étais le premier à le penser. Mais une fois le semestre fini et un bilan rapidement tiré, j'ai estimé que ces bases journalistiques, je n'en avais pas plus que les M2 alors que la maquette avait changé justement dans ce but.
    Au programme donc : des cours de sciences de l'info-com, des cours de droit de la presse, d'histoire de la presse. Mais dans une forme classique universitaire. Des cours distillés par des non-spécialistes de la question ou des cours repris depuis d'autres cursus. Je ne discute pas l'opportunité de ces cours. Bien au contraire, je pense qu'il est nécessaire d'avoir des cours de droit et d'histoire de la presse. Mais pas sous cette forme !
    Par ailleurs, nous n'avons aucune formation pratique à certains logiciels techniques : manipulation des outils radio (matériel + logiciel de montage) ou vidéo (idem). A l'IJBA, on cherche plutôt à tout nous faire faire d'un coup. Exemple : on ne veut pas nous former au montage radio / TV sans au préalable nous avoir envoyé sur le terrain pour réaliser son ou image. Or il serait tout à fait possible d'être formé uniquement au logiciel pendant des semaines dites techniques et consacrées uniquement à cela. 

    J'en suis arrivé à la conclusion qu'il fallait 3 types de semaines dans ce premier semestre : une semaine d'introduction au journalisme (droit, histoire, critique, économie, éthique), une semaine de technique (utilisation des appareils photo, du matériel radio, vidéo et des logiciels de montage, de Photoshop, d'InDesign ...) et une semaine pratique (réalisation de sons, d'images, d'écriture, de photos, apprentissage des techniques d'interview). C'est le meilleur moyen pour faire fructifier les conseils des profs, les assimiler en étudiant à haute dose et ne plus perdre de temps sur les réalisations pratiques et concrètes du 2nd semestre (Imprimatur, journal radio, journal TV ...) Bref, en mélangeant tout à travers 12 à 15 semaines au premier semestre, on reçoit une semi formation, toujours remise en cause et pas assez dense. En effet, en réalisant un cours de formation à la radio ou à la vidéo par ci par là, on oublie totalement ce qu'on a appris la fois d'avant. 

    Il est très important selon moi d'avoir toujours ces 3 piliers à l'esprit : théorie, technique, pratique. Et surtout, s'appuyer sur une théorie explicative et reflexive avec la conservation des cours de critique et d'analyse des médias qui poussent à la reflexion et ne pourront que faire de nous de bons journalistes éclairés et avertis. Malheureusement, il semblerait que l'entente dans l'équipe pédagogique ne soit pas au beau fixe et les rumeurs enflent. Des clans se formeraient chez les professeurs. Alors info ou intox ? Ce qui est sûr c'est que du côté des élèves, on se pose des questions sur la cohésion de notre équipe pédagogique. Il y a clairement du travail à ce niveau là. On a également un gros problème de communication alors que nous ne sommes à peine 80 élèves pour 2 promos ... 

    En ce qui concerne le 2nd semestre, des questions se sont posées concernant les cours de sociologie. On nous a dit qu'il s'agissait d'une obligation légale afin de délivrer un diplome. Soit. Je n'arrive pas toujours à voir le lien avec le journalisme dans ce qu'on nous livre comme étant un cours de socio ... mais c'est une question qui divise et je serai bien incapable de donner une réponse représentative de la promo. Certains cours de sociologie donnent pourtant lieu à des débats très intéressants. Mais ils doivent contribuer à faire de nous des journalistes éclairés sur des questions sociales pour avoir un traitement nouveau de l'information, éviter les contre-sens, éviter les erreurs de base.
    Je ne parle même pas des cours d'anglais dispensés par pas moins de 4 profs différents et qui n'apportent aucune amélioration significative à notre pratique de la langue. On travaille toujours en classe entière alors que des demi-groupes seraient certainement plus adaptés (pas étonnant qu'on finisse à une participation de 11 sur 36). Quand on a l'ambition de partir à Birmingham pour réaliser une semaine de reportage sur place, la moindre des choses aurait été de muscler l'anglais pour les élèves, surtout quand on sait que l'IJBA est une des seules écoles à ne pas proposer d'épreuve d'anglais à son concours d'admission ...

    Je parle de Birmingham, ça me permet de rebondir sur ce que l'IJBA appelle le "BKL" pour Birmingham Kultur Lab. Le B de BKL est le nom d'une ville où la promotion de Master 1 part chaque année pour réaliser des reportages. Chaque année cette ville change (Berlin il y a 3 ans, Bilbao y'a 2 ans, Barcelone l'an dernier, Birmingham cette année). 
    Le but de ce "Kultur Lab" est de faire découvrir sur support web la culture au sens large de la ville que nous investissons.
    Mais l'engouement suscité par ce projet est faible alors qu'il s'agit pourtant d'une belle opportunité. Là encore, on ignore un peu le déroulement des choses même si, au fil des semaines, cela se précise. "C'est normal" selon les M2. A croire que l'organisation ne peut être parfaite !
    Il en va de même pour la semaine consacrée au "data-journalisme", c'est-à-dire sur la réalisation d'infographies réalisées à partir de données chiffrées rendues publiques par des collectivités locales. Nous sommes à quelques semaines du début et le programme est très flou. J'avoue que je ne pourrais même pas dire de quoi on manque tant on manque de tout. En ce qui me concerne, je navigue clairement à vue alors que l'échéance se rapproche doucement.

    Alors, loin de moi l'idée de dire que l'IJBA est une école où le foutoir est constant. Simplement, le programme présenté est tellement plaisant qu'on s'attend à en prendre plein la vue. On ne s'attend pas forcément à rester coincé derrière son bureau pendant 6 mois pendant qu'on tente de vous enseigner quelque chose. Car, dans la pratique, l'IJBA est au top avec de nombreuses productions et possibilités (Imprimatur, BKL, Data, Radio étudiante, reportages TV ...) mais dans la théorie elle patauge !
    Je précise une fois de plus que mes billets de blog n'engagent que moi !

    Allez, prochain article sur le nouvel exemplaire d'Imprimatur déjà sorti (encore un souci dans l'organisation là dessous !) et sur la suite des sessions TV/radio. Dans une semaine car on reprend l'initiation TV lundi !


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  • Quel retard dans l'écriture de cet article ! L'IJBA me prend le plus clair de mon temps d'autant plus que nous avons enchainé l'initiation à la radio et la fabrication du 2nd numéro d'Imprimatur (en ce qui concerne mon groupe). J'ai donc souvent voulu décrire comment TV et radio s'étaient passés mais ces activités prenantes m'ont forcé à mettre tous mes projets extra-scolaires entre parenthèses !

    Revenons en à nos moutons ! Et parlons de la session TV qui a eu lieu il y a déjà 1 bon mois (fin janvier). La session est organisée sur 3 jours :

    - Réalisation d'un reportage TV sur un sujet libre d'1'30 min. Tournage uniquement. (J1)
    - Explication du fonctionnement du logiciel de montage et montage de nos images de la veille avec un commentaire et visionnage. (J2)
    - Initiation au commentaire TV et applications pratiques. (J3)

    Autant dire qu'il y a du boulot ! Le premier jour est assez sympa puisqu'il permet d'aller sur le terrain tourner nos images. Il faut avant se concerter en groupe de 3 pour savoir quel angle on veut traiter. On choisit de filmer une collecte mobile de don de sang à Bordeaux et d'angler sur le manque de donneurs. Basique. Très TV finalement. On tourne une soixantaine de plans pour au final en garder 1/3 et arriver le lendemain aux fameuses 1'30 min.
    Bon, je dois bien le dire, j'apprécie moyennement cette initiation. Pas l'initiation en elle-même mais plutôt le média. Je n'aime pas trop voir des sujets de journaux télévisés, alors en réaliser un ne me botte pas. Je le fais sérieusement et du mieux possible mais je n'ai pas de sensibilité pour ce média. Aucune magie ! 

    Le montage est complexe mais bien expliqué donc se passe plutôt pas mal. Quant à l'initiation au commentaire TV, c'est très intéressant de comprendre les techniques d'écriture TV qui sont bien différentes de la radio ou de la presse écrite. 

     

    L'initiation radio, elle, a eu lieu il y a 2 semaines. Egalement divisée en 3 jours comme suit :

    - Réalisation d'un enrobé (son d'1 min sur un sujet libre avec commentaire + interviews) et enregistrement d'un journal radio en studio de 4 min.
    - Avec un responsable de France Bleu Gironde, écriture de 2 papiers sur un sujet libre mais avec 2 angles différents et enregistrement en studio.
    - Cours de diction avec une comédienne.

    Comme on le voit, là aussi, il y a beaucoup beaucoup de travail. Surtout le premier jour ! Le cours commence à 9h, vous avez 5h montre en main pour réaliser un son d'1'15 min sur un sujet avec 3 interviews. Bien sûr, il faut l'avoir monté soi-même avec le logiciel Nétia, il faut avoir fait son commentaire, qu'il faut intégrer aux interviews ... Rien que ça prend déjà du temps. Il faut ensuite trouver des brèves à intégrer au journal, assez pour tenir tout le long du journal et également écrire un autre papier qui vous servira dans le journal de quelqu'un d'autre, puisque chacun d'entre nous réalise un duplex par téléphone dans le journal radio d'un camarade. En si peu de temps, l'affaire est complexe. D'autant qu'on arrive au studio radio sans expérience. Se retrouver seul au micro avec les jingles de France Bleu et toute la panoplie du réel crée une certaine tension ! 
    Et là j'ai véritablement eu ma révélation. Cette excitation, jamais je ne l'avais ressentie ailleurs. J'ai trouvé cet exercice bien plus magique que l'initiation à la TV. Mais ceci relève de mon expérience toute personnelle.

    Le second jour est plus calme avec seulement 2 papiers à écrire et à enregistrer. Le debrief avec le mec de France Bleu est une bonne claque pour tout le monde. On comprend vite qu'on n'est pas trop au niveau. Enfin, comment aurait-il pu en être autrement ?

    Le dernier jour est consacré à la diction. Travailler avec une comédienne est pas chose courante et était vraiment super intéressant. L'expérience est indescriptible. On travaille tout : la respiration, la diction, l'articulation, l'émotion, l'improvisation. 
    La journée passe d'un trait et franchement on ressort de là complètement lessivés !! Mais heureux d'avoir appris et ressenti plein de choses.

    Initiations TV et Radio : 1ère session
    Le Nagra Ares C, matos de radio utilisé pour récolter des sons

    Il y aura une 2nde session de chaque spécialité (presse écrite avec Imprimatur, qu'on vient de finir et j'en ferai un article sous peu, TV et radio) A l'issue de ces 2 sessions, il faudra faire un pré-choix pour la spécialité que l'on choisira l'an prochain. C'est certainement trop peu pour le faire en toute connaissance de cause et les commentaires se multiplient à cet égard. Mais là encore, j'y reviendrai TRES vite dans un article racontant les dessous de l'école, les difficultés d'organisation, les problèmes de communication mais aussi d'égo ! 
    Donc voilà, 2 articles sous peu, c'est promis maintenant que j'ai un peu de temps libre (même si nous n'avons pas de vacances car les vacances d'hiver sont consacrées à un stage de 15 jours en presse quotidienne régionale) !
    A vite !


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  • Le second semestre à l'IJBA est organisé comme suit : 1 semaine sur 2 la promo (séparée en 3 groupes) bénéficie d'une initiation de 3 jours à une spécialité pour l'an prochain (TV / radio / presse écrite via la réalisation d'Imprimatur), les 2 autres jours étant consacrés à des cours magistraux (sociologie / économie ou éthique des médias / anglais). L'autre semaine est consacrée uniquement à des cours. Depuis le début de l'année, nous avons eu des intervenants qui sont venus nous parler de leur spécialité : la politique, les faits-divers, la justice et le sport. Description de chacune de ces interventions.

    Rubrique politique

    C'est un journaliste du Parisien spécialisé dans la politique depuis des dizaines d'années qui s'occupe de venir transmettre son savoir et partager son expérience. Il faut savoir que chaque intervention dure 1 jour et demi donc 9h (les cours à l'IJBA ayant tous une durée de 3h à raison de 2 par jour). On pourrait penser que c'est déjà beaucoup d'entendre parler de politique pendant 9h consécutives mais au final j'ai trouvé frustrant que l'intervenant ne reste pas plus.
    Didier Micoine est un journaliste qui connaît bien le monde de la politique et qui a couvert nombreuses élections présidentielles pour Le Parisien. Il sait donc de quoi il parle. Il nous explique comment traiter un sujet politique, comment parler avec eux, comment gérer la proximité pour ne pas qu'elle vire en "connivence". Il nous a également fait travailler sur le traitement d'un sujet politique par différents journaux pour voir les différences dans l'approche journalistique du métier. Tout ses propos sont illustrés par d'innombrables coupures de journaux qu'il fait passer dans la salle (ce qui va parfois me faire décrocher de son propos).
    On a pu également poser toutes les questions qu'on voulait. Je crois qu'on approche au plus près de la pratique par le contact franc et direct avec des professionnels. En ce qui me concerne, j'en ai beaucoup appris et regrette la durée un peu courte de cette intervention.

    Rubrique fait-divers

    Afin de parler fait-divers, l'IJBA a fait venir quelqu'un de Sud-Ouest. Jean-Michel Desplos est dans le fait-div depuis de nombreuses années. C'est un journaliste "à l'ancienne" et insiste, à raison, sur le fait d'aller toujours chercher nos histoires sur le terrain, de se déplacer pour connaître les gens, nouer des liens avec eux. Cette connivence avec les sources amène, selon lui, de bons résultats (comprendre : de bonnes infos) et donc de bons papiers.
    Il commence par nous lister toutes les sources qu'il faut aller voir lorsqu'on fait la "tournée" des faits-divers. Il fait tout le tour des services de police et gendarmerie. C'est intéressant quoique parfois complexe. Il revient aussi sur du vocabulaire notamment juridique pour ne pas se tromper dans les articles.

    L'IJBA a aussi eu droit à sa petite visite au commissariat de Meriadeck. Pendant une matinée, on a pu visiter l'endroit, parler avec certaines personnes (communication, police scientifique ...). Que nous a-t-on montré ? Une longue présentation des armes de la police avec à la clé une petite démonstration de tir sur le stand dans les sous-sols de la bâtisse. La police scientifique est aussi intervenue pour nous montrer leurs moyens et techniques "d'experts". On a aussi checké le centre d'appel du 17 de Bordeaux. Assez impressionnant de voir que si peu de fonctionnaires s'occupent de cela, le tout devant des écrans de caméra de vidéo-surveillance. J'aurai pensé qu'il fallait des dizaines et des dizaines de personnes pour centraliser tous les appels du 17. 
    Bref, la visite est intéressante mais vire parfois au discours de com' et à des moments je ne comprends pas trop pourquoi on est là (la présentation de la sécurité routière me laisse perplexe, mais passons)

    La séance se finit le soir. Jean-Michel Desplos indique gentiment qu'on peut venir faire la tournée des faits-divers avec lui si jamais on le souhaite. Pour prolonger le cours dans la pratique pure. J'apprécie l'initiative.

    Rubriques politique / faits divers / sport / justice : l'approche de la pratique
    Fait divers, mon amour

    Rubrique Justice

    Là encore, c'est un journaliste de Sud-Ouest qui vient à notre rencontre. On va rentrer un peu plus vite dans le vif du sujet. Yann Saint-Sernin pose quelques bases de droit, de procédure, de vocabulaire. Pas facile pour un journaliste de s'improviser prof (et surtout de droit) mais il s'en sort bien. Les choses trouvent vite leur place dans la tête de tout le monde même si quelques interrogations subsistent.
    Il faut aller vite car l'après-midi, RDV au Tribunal de Grande Instance de Bordeaux pour assister à une audience. Certains vont voir les comparutions immédiates, d'autres vont en audience économique et financière. Le but étant de faire un compte rendu à rendre le soir même. 
    Le lendemain, c'est correction des papiers dans un premier temps et 2 rencontres dans un second temps. La première avec la présidente du pôle économique et financier du TGI, Caroline Baret. On a pu parler de tous les sujets autour de la justice et du rapport avec les journalistes. Très intéressant quoique un peu court (1h30). La seconde rencontre pour finir la rubrique justice se fait avec une autre journaliste invitée par Yann Saint-Sernin. Là encore pertinent pour savoir comment construire un article autour d'un fait juridique.

    Rubriques politique / faits divers / sport / justice : l'approche de la pratique
    Le TGI de Bordeaux

    Rubrique sport

    C'est la dernière session des cours sur les différentes rubriques spécialisées qu'on peut trouver dans un canard. 2 journalistes de Sud-Ouest sont venus parler journalisme sportif. D'abord quelques explications sur leur métier mais ensuite et surtout beaucoup de questions. Trop court encore une fois puisque le matin, le directeur de l'IJBA avait tenu un cours sur l'histoire du commentaire de sport. Les 2 compères de Sud-Ouest sont là aussi pour nous expliquer le déroulement de la soirée qu'on va passer à l'IJBA. Il s'agit de faire un compte rendu du match de football du soir France-Allemagne. 
    Le match sera regardé à l'école et le papier rendu à 23h (soit 10 min après la fin du match). Il faut donc écrire le CR pendant que le match se joue. A la mi-temps et avant la fin du match. Les filles sont paniquées ! Du côté des sportifs, on est content ! On le sera moins à la fin du match car l'exercice est très difficile ! Que dire dans ce compte rendu ? Le résumé de Sud-Ouest le lendemain montre qu'il y a encore du boulot !
    Cet exercice, au demeurant ultra formateur, est aussi une manière de décider qui seront les 8 élèves retenus parmi les 11 volontaires pour aller travailler à Sud-Ouest en secrétariat de rédaction au service des sports 1 à 2 week end par mois. La décision est à venir.

     

    Rubriques politique / faits divers / sport / justice : l'approche de la pratique
    Thomas Muller, buteur mercredi

    Prochain article la semaine prochaine pour expliquer les initiations TV et radio.


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  • J'ai longtemps hésité avant de commencer cet article ... Est-il utile à ce blog ? N'est-il pas qu'un sentiment personnel sur la journée d'hier ? Dans le doute, je me suis dit qu'au moins, ce post pourrait peut-être nourrir le débat.

    Vendredi 1er février. L'IJBA reçoit de nombreux responsables de titres de PQR dans ses locaux afin d'organiser 2 tables rondes : la première porte sur les mutations de la PQR à l'ère du numérique, la seconde traite des besoins en matière de formation des journalistes.

    Bon, je le répète et c'est un secret pour personne, la presse est en crise. Une crise du lectorat d'abord qui se cumule avec une crise économique. Cette crise réduit les moyens et pousse toujours à l'économie. Je n'attends donc pas l'eldorado avec ces 2 tables rondes mais je pense quand même pouvoir débattre de certains points fondamentaux avec des professionnels, des gens qui ont des responsabilités.
    L'avènement du web et la démultiplication des sources d'information oblige les titres de presse à une présence constante sur Internet. Mais sous quelle forme et moyennant quoi ? Quel pourrait être un modèle économique viable pour la presse sur le net (et a fortiori la PQR, lue la plupart du temps par des proches du territoire), comment la presse peut être rentable sur la toile, là où elle ne représente qu'un gain très faible.

    Très vite, les débats s'égarent. Chaque responsable de presse feintant habilement le sujet. Aucune idée n'est débattue, aucune piste n'est explorée. Pire, on use de langue de bois. On nous dit : "La presse est en crise. Il faut innover. Vous avez un océan de possibilités devant vous." Parfait !! Alors on s'attend à entrer dans un monde où il va falloir découvrir, inventer, tâtonner, où tout sera à faire et on va nous donner les clés ... Et bien non !! Car dans la foulée, c'est la technique du double langage qui prime. "Surtout, faites ce qu'on vous demande. Appuyez-vous sur les fondamentaux et ne sortez pas des bottes du précédent."

    Je ne suis pas là pour dire que l'on doit tout remettre à plat et faire l'inverse de ce qui se fait aujourd'hui, ou tout détruire pour arriver à nos fins. Je pense simplement que ceux qui achètent la PQR sont des gens d'un certain âge et qui l'achètent par habitude. Comment, dans 20 ans, arriverons-nous à fidéliser un public plus jeune et à lui faire acheter la PQR par intérêt ? La question n'a pas été posée ... On a effleuré les débats, à mon grand regret !
    Quand la question sur le data-journalisme a été posée, c'est une chappe de plomb qui tombe sur les intervenants. La réponse ? "Le data ? Oui, c'est bien, c'est beau. Mais gardez-le pour vous." Comprendre : c'est trop cher pour ce que c'est ! Ambiance !

    Journée "Presse Quotidienne Régionale" : le double langage
    La journée avait débuté par une conférence de Patrick Eveno sur l'histoire de la PQR ...

    La seconde table ronde sur les besoins en matière de formation a le mérite de rentrer plus vite dans le vif du sujet. Que doit-on recevoir comme formation dans les écoles, sur quoi insister pour avoir un contrat derrière ? Ces questions semblent sans réponse de toute façon. Je ne m'attends pas à ce qu'on nous dise : insistez bien là dessus et pas sur là dessus. Pour autant, on ne parle que très peu du web, arme pourtant ô combien fondamentale pour les futurs journalistes que nous serons.

    Mais alors, comment les patrons de presse font le tri dans les CV qu'ils recoivent ? Qu'est ce qui fait la différence entre un bon CV et les autres ? La réponse obtenue est consensuelle. "Soyez simples, clairs. On cherche des candidatures honnêtes" (comme s'il y avait des démarches malhonnêtes dans les CV envoyés par des diplômés) Et en prime, un "secret" dévoilé par une responsable d'un titre de PQR : "Je devrais pas vous le dire ... mais, bon, je le dis quand même, allez ... dans vos lettres de motivation, surtout, évitez les fautes d'orthographe !" Scoop ! La journée se termine sur ça, comme elle avait commencé : en effleurant les problèmes ou en refusant d'y répondre.


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